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L’histoire du Club de pêche du Lac Bernard et de l’Association des villégiateurs du Lac Bernard


Ces renseignements ont été compilés en 1998 à partir d’anciens procès-verbaux de réunions, lettres et autres documents conservés dans nos archives par Don Jones, membre de l’exécutif. D’autres renseignements relatifs à l’adhésion à d’autres organisations ont été ajoutés à la fin du document.

Le Club de pêche du Lac Bernard a obtenu du gouvernement du Québec un bail de pêche après sa création en 1882. Il comptait alors 20 membres fondateurs et un exécutif ainsi qu’un garde-chasse autorisé, et le bail était payé chaque année au gouvernement du Québec.

Au fil des ans, le nombre de propriétaires de chalets s’est accru autour du lac et, en 1937 ou 1938, l’Association des villégiateurs du Lac Bernard a été créée pour protéger les droits des villégiateurs tout en préservant la beauté naturelle ainsi que le gibier, la faune aquatique et d’autres agréments du secteur du lac Bernard. Cela signifiait que le Club de pêche conservait ses 20 membres autorisés, tandis que l’Association continuait à prendre de l’expansion.

En 1948, le Club de pêche a obtenu un terrain de Harry McClelland et un clubhouse a été construit par des membres du Club et de l’Association, comme en témoigne la plaque posée dans le clubhouse. Un droit de passage de vingt pieds de large était inclus dans l’acte de cession permettant ainsi aux participants aux activités du clubhouse d’y accéder à partir du point le plus proche au bord du lac en traversant le terrain de Harry McClelland. Le clubhouse a été utilisé à partir de ce moment-là par des enfants et des membres adultes des deux clubs pour des activités sociales. Le bail du lac que possédait le Club de pêche devenait plus dispendieux chaque année et l’Association a aidé à le payer, étant donné qu’il y avait beaucoup plus de membres de l’Association qui payaient une modeste cotisation au Club de pêche. Une régate avait aussi été organisée par l’Association sur un terrain au bord du lac situé entre les chalets LeBlanc et Kropp (qui devinrent ensuite les chalets Durie et Markell), avec remise de prix en soirée au clubhouse, devenu alors populaire. Le site des régates a ensuite été acheté à Harry McClelland en 1963 par l’Association et la régate demeure chaque année une importante activité sociale du lac Bernard.

En 1954, les membres de l’Association ont été autorisés à pêcher dans le lac selon les instructions du Club de pêche et de leur garde-chasse, à condition de détenir des permis de pêche valides émis par le Québec. Les invités des membres de l’Association pourraient aussi pêcher moyennant des frais de 2,00 $ la journée. Les deux organisations assistaient à une assemblée générale annuelle commune au printemps de chaque année, présentaient des rapports de comités et élisaient leurs exécutifs pour l’année.

En 1955, le président du Club de pêche déclarait dans son rapport à l’AGA que le Club de pêche était une filiale de l’Association mais qu’il prévoyait de continuer à fonctionner comme auparavant (référence A). Selon les états financiers annuels présentés à cette AGA, l’Association avait payé 225,00 $ comme bail annuel pour le lac, dont le Club de pêche était auparavant responsable, et les fonds du Club de pêche avaient aussi été transférés pour être inclus dans ceux de l’Association (réf. B).

La constitution actualisée de l’Association a été diffusée en 1956 sous forme de carte. Elle expliquait les responsabilités et l’autorisation que détenait chacune des organisations qui continuèrent à fonctionner ensemble (réf. C).

En 1959, l’Association créa une fiche d’information pour les nouveaux propriétaires de chalets et elle prépara une carte actualisée et une liste de membres à jour à l’intention des nouvelles recrues de l’Association (réf. D). En 1963, tout allait bien et, à l’AGA du 24 avril, le président du Club de pêche présenta un rapport annuel normal (réf. E).

Dans une lettre datée du 4 février 1964 le gouvernement du Québec avisa le Club de pêche de son intention de rendre accessibles au public toutes les eaux du Québec, ce qui entraînerait l’annulation de tous les baux de pêche. Le président du Club de pêche de cette année-là prépara une réponse (réf. F) dans laquelle il mentionnait que, selon notre bail, seuls des pêcheurs autorisés obtenaient de médiocres captures, qui n’avaient rien de commercial, et que, puisque toutes les propriétés au bord du lac appartenaient à des particuliers, des accusations de violation du droit de propriété pourraient être portées contre les membres du grand public qui essaieraient d’accéder au lac. Cette discussion s’est poursuivie jusqu’à ce que le gouvernement du Québec annonce, en 1969, qu’il serait mis fin aux baux. Cependant, les Frères de l’Académie De La Salle (la congrégation religieuse qui vit sur la rive nord du lac) firent, au nom du Club de pêche du Lac Bernard, un voyage spécial jusqu’à Québec pour en appeler de cette décision et obtenir une année de répit et leur requête fut accordée.

Le 15 octobre 1971, le président du Club de pêche convoqua une réunion des membres du Club pour discuter de l’avenir compte tenu de la disparition du bail (réf. G) mais, malheureusement, nous n’avons pas encore trouvé le procès-verbal de cette réunion. La fonction de garde-chasse a disparu mais, par chance, le titulaire, Leyton Woods, était d’accord pour devenir gardien du lac et protéger les villégiateurs et leurs propriétés au bord du lac; il a continué à s’acquitter de ses fonctions jusqu’à présent.

Les deux organisations ont continué à fonctionner comme auparavant en vertu de la Constitution de 1956 sauf que le Club de pêche était davantage devenu un comité de l’Association. La pêche avait perdu de son intérêt et le nombre de membres du Club avait diminué. La lettre annuelle du président de l’Association pour 1973 (réf. H) indique à quel point on pensait que les facteurs écologiques commençaient à nuire au lac à cause des pluies acides, des dépôts d’ordures, du lavage dans le lac et de l’accumulation de phosphates, etc.

En 1976, le brigadier Topp et Max Kuhring, qui avaient tous deux eu beaucoup d’influence pendant des années dans le fonctionnement du Club de pêche et de l’Association, nous quittèrent. Les intérêts et les activités du Club de pêche tels que les niveaux hydrostatiques, les mauvaises herbes, les dénombrements de poissons, etc., ont été graduellement pris en main par les comités de l’Association responsables de la qualité de l’eau, de l’environnement, de la navigation, de la gestion des propriétés et de la pollution. Cependant, comme en témoigne une carte de membre de 1976 (réf. J), les deux organisations existaient encore bel et bien, du moins sur papier.

En 1974, la province de Québec avait commencé à semer l’émoi en ce qui concerne les administrations municipales. Le mot « régional » s’imposait de plus en plus et une multitude de villes, villages et municipalités étaient regroupés en fonction d’un certain type de critères. Le plan d’urbanisme de la Communauté régionale de l’Outaouais (CRO) fut alors publié par le journal Le Droit et émis le 1er mai 1976 (réf. K), prévoyant ainsi les populations, les routes, etc. jusqu’en 2001. Le plan directeur d’aménagement de La Pêche suivit bientôt et il fait encore l’objet de modifications et de mises à jour lorsque le moment et la situation l’exigent.

Pendant cette période, l’Association a continué à organiser ses activités régulières telles que la régate et les soirées au clubhouse avec l’aide de bénévoles, et à s’occuper de l’actualisation de la carte du lac et de la liste des villégiateurs et résidents, de la sécurité nautique, de la lutte contre les mauvaises herbes, des prélèvements d’eau, etc. “Pollution Probe” nous a volontiers aidé pendant quelque temps jusqu’à ce que d’autres priorités les mènent ailleurs. Nous nous sommes aussi inscrits au Programme des Services de protection de l’environnement du Québec. En même temps, l’exécutif de l’Association surveillait et signalait des changements à Masham-Nord et à La Pêche, assurait la liaison avec les administrations municipales de La Pêche et de Low et avec diverses autres associations de lacs, appuyait La Pêche dans ses décisions au sujet de changements de zonage et de réglementation, surveillait l’expansion de la CCN ainsi que les progrès des travaux de construction de l’autoroute A5 à partir de Hull. Au lac, les poisons se faisaient rares tout comme les membres survivants du Club de pêche. Au fil des ans, de nombreux membres du Club de pêche sont devenus membres de l’exécutif de l’Association, et le Comité du Club de pêche devenait de moins en moins nécessaire.

En 1979, l’exécutif de l’Association décida que, puisque le nombre de membres s’élevait à plus de 200 et que davantage de membres et d’invités assistaient à la régate, aux activités du clubhouse et à d’autres activités telles que les courses de petites embarcations, le Club devrait davantage être géré comme une entreprise, se préoccuper des responsabilités des membres et être reconnu comme une association active de villégiateurs. Par conséquent, il fut décidé de se constituer en personne morale et d’actualiser l’assurance de responsabilité civile, etc. Sous l’impulsion de Paul Coderre, membre de l’exécutif et avocat, la demande fut présentée au gouvernement du Québec (réf. L).

En 1980, à l’AGA du printemps, la proposition de constitution en personne morale a été expliquée aux membres; après discussion et vote, elle a été adoptée. Étant donné que certains membres de l’Association avaient déjà payé leur cotisation pour 1980, une AGA distincte pour l’Association a eu lieu dans la même soirée afin d’élire les mêmes personnes qui avaient été nommées pour former l’exécutif du Club nouvellement constitué en personne morale et pour transférer officiellement les fonds et d’autres actifs à l’Association des propriétaires et résidents du Lac Bernard. Ceux qui avaient payé leur adhésion à l’AGA sont devenus ce soir-là membres de la nouvelle corporation. En ce qui concernait la mise à jour de l’assurance, M. Coderre a envoyé à la Baker and Brownlee Insurance Agency à l’intention de la Halifax Insurance Company une lettre officielle déclarant que le nom de l’assuré devrait, toutes les fois qu’il apparaissait dans la police révisée, être le nom approprié, soit : The Lake Bernard Fishing Club, The Lake Bernard Cottagers Association, The Owners’ and Residents’ Association of Lake Bernard (réf. M).

Au début des années 1980, des pêcheurs sur glace se sont rendus en grand nombre sur le lac durant l’hiver pendant quelques années et ont réussi à capturer la majorité des gros poisons, notamment un brochet de 25 livres, etc. Éventuellement, il s’est avéré qu’un club official de pêche sur glace au Lac Bernard avait été créé dans le secteur du lac Bernard, mais sans permission ni discussion avec l’Association des propriétaires et résidents du Lac Bernard. Cette intense activité cessa pendant un moment lorsque débuta une enquête sur divers vols de moteurs hors-bord, de bois de chauffage et cas de vandalisme, etc. signalés par le gardien du lac et par des villégiateurs à la police et quand l’accès au lac fut rendu impossible et que la population abondante de poissons fut sensiblement réduite ou éliminée. Le problème est réapparu ces dernières années et l’exécutif de l’Association continue de collaborer avec d’autres membres de l’Association, la police et le gardien du lac pour surveiller le problème et identifier des solutions.

Après la présentation d’une demande au ministère de l’Environnement et le soutien offert par des lettres de propriétaires et villégiateurs de l’Association, le lac Bernard fut l’un des 8 lacs acceptés dans le Programme des lacs du Québec pour 1986, 1987 et 1988. Ce programme comportait une classification complète de systèmes septiques de toutes les propriétés, un sondage sur la qualité de l’eau, un levé géologique des terrains constructibles et un programme de régénération des rives en 1988 avec l’organisation FAPEL qui a duré plusieurs années et a continué, à un rythme moins soutenu, grâce à MAPLE Inc., un groupe sans but lucratif basé à Perth, en Ontario (réf. N). La coopération entre les deux groupes se poursuit aujourd’hui grâce à des membres de l’Association, ce qui donne l’occasion de recueillir des plantes gratuites qui sont indigènes aux zones riveraines des lacs quand des bénévoles aident, deux fois par an, à préparer des boutures et des plantations.

Par suite de tous les tests et prélèvements pour vérifier la qualité de l’eau, il est apparu que le lac était en bonne santé et qu’il continuait à être apte à la vie des poissons. Avec des conseils continus obtenus durant les années 1990 de divers experts en poisons du Québec, plusieurs membres de l’Association ont pris la responsabilité de déverser des truites arc-en-ciel pour la pêche sportive. Le programme d’empoissonnement commença et des fonds furent levés pour l’achat d’œufs de poisson qui furent placés à des endroits stratégiques dans le lac pour stimuler la croissance de la population, ce qui suscita l’intérêt et l’exécutif fut heureux de relancer le Club de pêche en 1996. Comme auparavant, on s’attendait à ce que le Club de pêche respecte les règlements du Québec en matière de poisson et de gibier, fournisse des rapports sur l’empoissonnement, les procédures de capture et les résultats à l’exécutif de l’Association aux AGA du printemps et d’automne de l’Association des propriétaires et résidents du Lac Bernard (réf. O et P). Les adhésions au Club de pêche se poursuivent bien que le programme d’empoissonnement ait été suspendu en 2007. Quelques captures de truites ont été signalées et on soupçonne que la pêche sur glace en hiver et que les populations de brochets ont eu un effet négatif sur la population de truites.


Soumis par Don et Alison Jones

 

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