Bulletin d'information ORALB, édition hivernale

Les jours s’allongent et nous commençons à sentir la chaleur du soleil repousser l’hiver, même si cela ne se reflète pas dans les températures extérieures. Cela signifie que la saison 2026 au lac Bernard approche à grands pas et sera la bienvenue. L’idée de savourer une boisson fraîche sur le quai, d’écouter les enfants s’éclabousser et de préparer le barbecue pour un autre festin nous aidera à traverser ces dernières semaines glaciales.

Le conseil d’administration de l’Association des propriétaires et résidents du Lac Bernard souhaite à tous une très bonne année, et pour aider à lancer la saison 2026, voici quelques nouvelles hivernales :

Adhésion à l’ORALB pour 2026

Nous vous demandons de ne pas renouveler votre adhésion pour 2026 pour le moment. D’ici quelques semaines, nous prévoyons que la refonte du site web de l’ORALB sera terminée et qu’il sera possible de renouveler votre adhésion en ligne. Nous sommes ravis des possibilités que cela offrira. Si vous avez déjà renouvelé votre adhésion pour 2026 ou payé pour des années supplémentaires, vous n’avez rien à faire pour le moment.

Lors de la réunion d’automne de l’association, le 9 décembre 2025, les membres ont approuvé une proposition visant à ouvrir l’ORALB aux membres associés moyennant une cotisation de 25 dollars par personne à compter de 2026.

L’adhésion à notre association est essentielle pour renforcer notre voix auprès des gouvernements municipal, fédéral et provincial.

L’Association mène de nombreuses activités qui sont évidentes pour tous les résidents du lac : la régate annuelle pendant le long week-end du mois d’août, l’installation et le retrait des bouées de navigation saisonnières marquant les hauts-fonds et l’entretien des bouées jaunes de plus en plus répandues qui marquent les zones d’intensification du myriophylle.

Bien que ces activités soient des manifestations évidentes des responsabilités assumées par l’Association, elles ne sont que la partie émergée de l’iceberg de la représentation assurée par l’ORALB.

De plus en plus, l’association sert de liaison entre notre communauté lacustre et diverses autorités réglementaires ainsi que d’autres associations lacustres de la province de Québec, traitant de questions telles que l’entretien des routes, les services d’urgence, la sécurité, la gestion et la collecte des déchets, l’analyse de l’eau, la lutte contre la pollution, les problèmes liés aux fosses septiques, la préservation des rives, la réduction du myriophylle, la navigation et la gestion de l’eau.

Le calcul est simple : plus nous avons de membres, plus notre voix est forte et influente lorsque nous nous exprimons sur ces questions.

Les adhésions en tant que membre associé sont essentielles pour accroître notre volume et offrir à notre communauté la possibilité de participer et de soutenir le travail de l’association. À cette fin, nous encourageons les membres des familles qui profitent de notre magnifique lac à devenir membres associés.

Les membres associés bénéficient de tous les avantages liés à la participation à l’association, y compris la possibilité de siéger à tous les comités, y compris le conseil d’administration.

La seule différence entre une adhésion en tant que membre associé et une adhésion en tant que membre général est que cette dernière est liée à une propriété individuelle du lac Bernard et donne le droit de voter sur les questions soulevées lors de l’assemblée générale annuelle. Cela n’empêche pas les membres associés d’exprimer leurs réflexions, leurs opinions et leurs préoccupations sur toute question à laquelle notre communauté est confrontée et de participer pleinement à toutes les réunions de l’association.

Nous sommes convaincus que d’ici la mi-mars ou la fin mars, la solution d’adhésion en ligne sera pleinement opérationnelle. Nous vous informerons dès que le processus sera disponible !

Votre participation et votre adhésion renforcent et soutiennent les nombreuses facettes du travail engagé par l’ORALB.

Notre voix est un élément important de notre communauté et plus elle est forte, plus elle a de chances d’être entendue. À 75 dollars pour les membres votants et 25 dollars pour les membres associés, le coût est faible, mais l’impact est énorme.

Conseil d’administration

L’assemblée générale annuelle de l’ORALB aura lieu, comme les années précédentes, au cours de la troisième semaine de mai 2026.

Cette année, trois postes seront à pourvoir au sein du conseil d’administration.

Être membre du conseil d’administration est une occasion unique de contribuer à la préservation de notre lac et d’explorer et de développer vos centres d’intérêt afin de promouvoir le bien-être de notre communauté.

Il est particulièrement intéressant de compter parmi nous une ou plusieurs personnes enthousiastes à l’idée de développer une stratégie de communication plus complète pour l’association, à travers des bulletins d’information, des supports multimédias, les réseaux sociaux et tout autre moyen que votre imagination vous suggérera. Cela peut se faire en tant que membre du conseil d’administration ou en tant que bénévole.

Pour être éligible à un poste au sein du conseil d’administration, il faut être membre général ou membre associé en règle, élu ou confirmé lors de l’assemblée générale annuelle par la majorité des membres présents.

Quel que soit votre statut de membre (général ou associé), vous aurez le même droit de vote que tout autre membre du conseil d’administration sur toutes les décisions requises par le conseil.

Si vous souhaitez en discuter, que ce soit virtuellement, en personne ou par courriel, n’hésitez pas à contacter Mike Hubert à l’adresse membership@lacbernard.ca. Nous nous réjouissons de votre contribution à ce groupe dynamique.

Actualités environnementales

Compte rendu de la réunion des associations du lac La Pêche – East Aldfield

Par Kevin Radford
11 octobre 2025

Linda et Kevin Radford ont assisté à une réunion régionale des associations du lac La Pêche à East Aldfield. La session a fourni des informations précieuses et plusieurs enseignements clés pertinents pour notre propre communauté lacustre.

Représentation municipale et gouvernance

Le maire et Dominique Manon étaient présents à la réunion, mais aucun représentant de Low n’était présent, même si de nombreux lacs s’étendent sur les deux municipalités. Cette double juridiction ajoute à la complexité des projets environnementaux et de la collaboration entre les municipalités et la province.

Un modèle de taxation partagée pour les grands projets environnementaux, tels que le traitement ProcellaCOR ou l’application de tapis de jute, a été discuté. Le maire a fait remarquer que les experts juridiques avaient déconseillé un tel modèle, car les coûts administratifs et juridiques risquaient de l’emporter sur les avantages potentiels.

Les conclusions du notaire sur les servitudes d’accès au lac sont particulièrement dignes d’intérêt. Il semble que le lac fasse l’objet de nombreuses servitudes accordant l’accès à des personnes qui ne possèdent pas de propriété riveraine, notamment des promoteurs immobiliers et plusieurs propriétaires. Cela a soulevé des préoccupations en matière d’équité et de surveillance environnementale, renforçant la nécessité d’un cadre municipal-provincial plus clair pour réglementer l’accès dans le cadre de notre modèle actuel d’accès restreint.

Plan d’action stratégique (SAP)

Le plan d’action stratégique (SAP) de notre lac a été reconnu comme un excellent modèle par Dominique, et plusieurs autres associations de lacs ont adopté des cadres similaires pour leur propre planification environnementale.

Initiatives communes et meilleures pratiques

Un certain nombre de thèmes communs ont émergé parmi les associations de lacs participantes :

  • Sensibilisation à l’Eupaline eurasienne (EWM) : De nombreux lacs mènent des campagnes d’éducation de porte à porte. Le lac Gauvreau, par exemple, a produit une brochure intitulée « Notre lac, notre communauté, notre avenir » soulignant que le myriophylle en épi peut se réimplanter dans des eaux profondes jusqu’à 10 mètres. Il a également installé des bouées jaunes et mis en place des limites de navigation pour limiter la propagation, bénéficiant d’une forte adhésion de la communauté et d’un soutien financier municipal.
  • Cartographie des lacs et zones de navigation : Le lac Gauvreau a élaboré des cartes des lacs avec un code couleur délimitant les restrictions de navigation : zones rouges (6 km/h à moins de 50 m du rivage), zones jaunes (25 km/h) et zones vertes (40 km/h). Ces stratégies de cartographie pourraient inspirer notre propre planification de la gestion des lacs.
  • Adhésions à l’association : Les cotisations varient de 25 à 120 dollars et sont généralement utilisées pour l’entretien des routes et le déneigement. Le taux d’adhésion varie généralement entre 30 et 50 %, mais notre association se distingue avec environ 250 membres sur 450 chalets (55 %). Nos deux assemblées générales annuelles, au printemps et à l’automne, ont également attiré l’attention en tant que bonne pratique.
  • Systèmes septiques et qualité de l’eau : La municipalité collabore avec la province à la mise en place d’un fonds de 6 millions de dollars pour la modernisation des systèmes septiques. Les plaintes doivent désormais inclure le nom et les coordonnées du plaignant, ce qui élimine les soumissions anonymes. Le Lac des Loups est confronté à des problèmes d’algues bleu-vert liés à des systèmes obsolètes, ce qui démontre le besoin urgent d’un entretien proactif soutenu par des tests de qualité de l’eau.

Défis liés au traitement des EWM

Lac des Loups a signalé des difficultés à gérer les infestations denses d’EWM dans les chenaux étroits, citant les réglementations qui restreignent le placement des bouées et limitent l’utilisation de tapis de jute. Seule une feuille de jute de 75 m² par lac est autorisée sans permis, et seuls des poids amovibles peuvent être utilisés.

L’exploration des essais de tapis benthiques comme alternative évolutive pour la gestion des EWM a suscité un vif intérêt. Une suggestion a été faite de coordonner un système d’achat collectif, permettant aux propriétaires fonciers d’acheter des tapis individuellement tandis que les associations gèrent la logistique. La possibilité d’un permis groupé ou d’un projet pilote partagé avec la province a été évoquée comme une voie potentielle qui nécessite des éclaircissements juridiques supplémentaires.

Plusieurs participants ont également noté que le lac Notre-Dame, qui alimente notre lac, a mis fin à son programme de battage des EWM financé par des fonds privés. Compte tenu des directives provinciales limitées et des ressources insuffisantes, les participants ont exprimé leur inquiétude quant à la possibilité que certaines de ces questions dégénèrent sur le plan juridique si une coordination plus forte n’est pas mise en place.

Procellacor et alternatives naturelles

Il n’y a pas eu de discussion significative sur ProcellaCOR. Dominique a fait remarquer que la province donne la priorité aux méthodes naturelles, telles que l’introduction d’espèces qui se nourrissent d’EWM, et que les approches de traitement chimique ont peu de chances d’être approuvées au Québec.

Sujets supplémentaires

  • Bateaux de surf : Une vidéo montrant l’impact néfaste des bateaux de surf sur les couches benthiques peu profondes a été proposée pour être partagée entre les associations.
  • Gestion des castors : Plusieurs lacs utilisent des « leurres à castors » (environ 750 dollars) pour gérer les inondations et les barrages au niveau des ponceaux et des exutoires, une solution que nous pourrions envisager près de Kalalla Road.

Conclusions

La réunion a souligné l’importance de la collaboration entre les associations de lacs. En partageant leurs stratégies, leurs données et leurs approches de défense des intérêts, les groupes locaux peuvent collectivement faire pression pour obtenir des mesures environnementales plus cohérentes et plus transparentes, tant au niveau municipal que provincial. De nombreuses associations ont exhorté le maire à désigner un lac comme site « de validation du concept » pour des initiatives conjointes, une idée qui mérite également d’être envisagée pour notre communauté.

Rapport du comité de l’environnement lors de la réunion d’automne en décembre 2025

Environnement (Kevin Radford) : Kevin a présenté plusieurs diapositives illustrant le défi que représente le myriophylle en épi (EWM) pour le lac Bernard. Elle couvre désormais 110 hectares du lac et s’étend chaque année. Kevin a fait le point sur les mesures prévues dans le plan de gestion stratégique de l’EWM.

  • Tapis benthiques. Kevin a indiqué que le plan stratégique prévoyait l’expérimentation de tapis benthiques pour contrôler le myriophylle dans les zones de baignade. Cinq tapis benthiques ont été achetés par l’association. Trois d’entre eux ont été placés dans la zone de baignade de Regatta Bay utilisée pour la régate, un dans Paddy’s Bay et un autre près de la sortie. Kevin a indiqué que l’installation, en particulier le retrait des tapis, est difficile, mais qu’ils se sont avérés efficaces pour contrôler le myriophylle. L’année prochaine, un appel sera lancé aux propriétaires de chalets qui souhaitent les acheter en gros, car cela sera plus rentable. La taille préférée est de 10 x 50 pieds. Kevin a indiqué que la possibilité de déplacer et de réutiliser ces tapis est l’une de leurs caractéristiques intéressantes.
  • Oxygénateurs. Le comité environnemental suggère d’en acheter deux en 2026. Kevin sollicitera un financement auprès du Fonds vert de la municipalité pour aider à subventionner cet achat. Ces appareils doivent être alimentés en électricité. Kevin a indiqué que deux bénévoles sont prêts à les tester.
  • Herbicide ProcellaCOR (florpyrauxifen-benzyl). Kevin a indiqué que les recherches et les discussions se poursuivent à ce sujet. Bien que le Canada ait approuvé l’utilisation de cet herbicide, il est coûteux, n’a été testé que sur un petit lac en Ontario et n’est pas encore approuvé au niveau provincial au Québec. Le comité de l’environnement continuera à suivre l’évolution de la situation concernant le ProcellaCOR.
  • Toile de jute. Compte tenu de l’étendue de la contamination par l’EWM dans le lac Bernard, le comité environnemental estime que, à court terme, la technique d’atténuation la plus prometteuse serait l’application à grande échelle de toile de jute dans les zones fortement touchées du lac. Cette solution serait coûteuse (plus d’un million de dollars), il serait donc nécessaire d’obtenir un financement du gouvernement. Le gouvernement du Québec devrait approuver la méthode utilisée pour maintenir la toile de jute en place. Le comité environnemental continue de soutenir cette option, soulignant que l’exploitant privé devra en faire la demande et que l’association devra s’assurer qu’elle est approuvée comme site pilote pour l’application à grande échelle de la toile de jute.

Comité d’histoire

Le comité d’histoire continue de prospérer dans ses bonnes œuvres. Vous trouverez des cartes, des coupures de presse, des photos et de fabuleux liens vers le passé sur le site https://lacbernard.ca/social-activities/history/.

Le groupe Lac Bernard History sur Facebook compte plus de 200 membres, et de nouvelles publications sont ajoutées pratiquement chaque semaine. N’hésitez pas à vous inscrire et à participer.

Le comité d’histoire s’occupe actuellement d’enregistrer des témoignages oraux afin de préserver les souvenirs des propriétaires de chalets d’autrefois.

Dans les coulisses

Il n’est pas exagéré de dire que la plus grande refonte administrative de l’histoire de l’association est en train de se concrétiser.

Au cours de l’année écoulée, le conseil d’administration a numérisé non seulement notre histoire et notre documentation, mais aussi notre mode de fonctionnement en adoptant Google Workspace.

Une fois cette opération terminée, le conseil d’administration pourra accéder en permanence aux documents, décisions, procès-verbaux et données financières d’un simple clic de souris, qui seront facilement disponibles pour les futurs conseils d’administration. Cela remplacera le processus inadéquat et souvent frustrant qui était nécessaire pour accéder aux décisions et données antérieures et qui a longtemps pénalisé l’administration de l’association.

Le résultat le plus important sera l’intégration d’une solution d’adhésion en ligne à lacbernard.ca, qui permettra aux membres de gérer eux-mêmes leur adhésion. Nous espérons que ce système sera opérationnel d’ici la fin du mois de mars au plus tard.

Nous tenons à remercier tout particulièrement Will Lockhart, John et Richard MacDonald, ainsi qu’Alex Profeit, qui ont joué un rôle déterminant dans la réalisation de ce projet.